Nous sommes une famille
d'opticiens depuis trois générations et nous avons plusieurs centres
d'activités, en lunetterie, verres de contact, instruments optiques.
Correction par verres de lunettes . Les verres UNIFOCAUX corrigent tous les types de défauts optiques, pour la vision
de près ou de loin. Les verres BIFOCAUX corrigent simultanément la vision de près et de loin. Les
verres TRIFOCAUX
corrigent la vision de près, de loin et intermédiaire. Les verresVARIFOCAUX
corrigent simultanément et progressivement la vision à toutes distances.
Les verres peuvent être ORGANIQUESou MINERAUX,
blancs ou teintés, phototropes, avec ou sans traitements de surfaces.
Depuis le 14 juin 1998, la nouvelle ordonnance sur les dispositifs médicaux
(0Dim), qui est entrée en vigueur le 1er avril 1996,
est obligatoire en Suisse. Cette ordonnance se base sur les directives
93/42/CEE.
Depuis le 14 juin 1998, ne peuvent être vendus que les verres optiques
[dispositifs médicaux, classe 1 ] satisfaisant aux exigences des normes EN/ISO
14889, EN/IS08980-1 et 2, ISO/DIS 8980-3.
ISO 8980-3: Tous les verres solaires A0 répondent à la classification définie
par cette norme en 5 catégories qui s'appliquent particulièrement aux verres
confort, photochromiques et solaires.
Les verres teintés ayant une transmission inférieure à 25% ne sont pas
adaptés à la conduite nocturne. L'opticien a le devoir d'informer son client que
les verres ayant une transmission inférieure à 8% ne sont pas adaptés 2 à la
conduite de manière générale 1. Les verres minéraux photochromiques
appartiennent dans leur phase claire é la catégorie 0 et dans leur phase sombre
à la catégorie 2. Les verres Next Generation Transitions appartiennent dans leur
phase claire à la catégorie 0 et dans leur phase sombre à la catégorie 3. Le
verre AOLite Interior n'est pas adapté à la conduite automobile.
Tolérances optiques
RELATIVES À LA PUISSANCE DES VERRES
Tableau 1: Unifocaux valeurs en dioptries (D)
Tableau 2: Progressifs valeurs en dioptries (D)
RELATIVES À LA DIRECTION DE L'AXE DU CYLINDRE
Tableau 3:
RELATIVES À LA PUISSANCE DE L'ADDITION POUR LES VERRES MULTIFOCAUX
Tableau 4: valeurs en dioptries (D)
RELATIVES AU CENTRAGE OPTIQUE ET À LA PUISSANCE PRISMATIQUE
Tableau 5:
Notes:
1 ) La puissance prismatique spécifiée au tableau 5 comprend la combinaison du
prisme demandé et de tout prisme de réduction de l'épaisseur.
2) La tolérance prismatique totale à appliquer au point de référence du
prisme correspond à la somme de la composante prismatique résultant de la
tolérance de décentrage (règle de Prentice) et de la tolérance relative à la
puissance prismatique, indiquée ci-dessus.
ABSORPTION DES ULTRAVIOLETS PAR L'OEIL
ABSORPTION DES ULTRAVIOLETS PAR LES VERRES OPTIQUES
COULEUR ET VERRES OPTIQUES
Les
verres teintés présentent des applications nombreuses et variées, ce qui répond
non seulement à un souci purement esthétique et de mode, mais aussi à
l'utilité de ces verres pour le sport, la sécurité et divers problèmes de
santé. De nos jours, la palette des teintes disponibles (teintes fixes, teintes
en dégradé et nuances changeantes des photochromiques) est si vaste qu'il
devient difficile, pour l'opticien, de trouver ce qui conviendra le mieux à son
client.
Il
y a quelques années, la teinture des verres était limitée à un nombre très
réduit de verres plans minéraux. La gamme a commencé à s'élargir lorsqu'il
est devenu possible d'appliquer une teinture sur la surface des verres minéraux
par revêtement sous vide. Par la suite, la production de verres CR39 et la
diminution des coûts de teinture ont permis d'obtenir une variété presque
infinie de couleurs. La grande diversité des couches dures et des matériaux à
indice élevé rend la fabrication de verres teintés un peu plus complexe. Il
est néanmoins possible aujourd'hui, au moins en théorie, de produire n'importe
quelle couleur, teinte fixe ou dégradé.
Si
la principale motivation pour acheter des verres teintés est d'ordre esthétique,
l'opticien évoquera bien d'autres raisons. Celles-ci vont de la réduction de
l'éblouissement procurée par les lunettes de soleil traditionnelles, aux
teintures augmentant les contrastes utiles dans certains sports, en passant par
des raisons médicales comme la diminution de la photosensibilité ou la
protection contre la cataracte. Il existe aussi des teintes particulières pour
la conduite, spécialement conçues en conformité avec les normes européennes.
QU'EST-CE QUE LA COULEUR ?
En
plus de la couleur ‘visible’, on peut également considérer comme des
couleurs les parties ‘invisibles’ du spectre lumineux, notamment les
ultraviolets et les infrarouges. Si la couleur ‘visible’ améliore les
performances oculaires, les U.V. peuvent être dangereux. Les opticiens
devraient conseiller à leurs clients la pose d'un filtre spécial pour absorber
ou filtrer les U.V. tant dans les verres blancs que teintés. Une autre région
du spectre particulier a suscité beaucoup de débats ces derniers temps. Cette
zone est comprise entre le bleu et l'ultraviolet. Elle est susceptible d'avoir
des effets délétères sur la vue, puisqu'elle peut rendre la vision floue et
affaiblir les contrastes. Les filtres teintés, spécialement conçus pour
bloquer la lumière bleue, améliorent les contrastes et rendent plus nette la
vision lointaine en extérieur tout en réduisant la diffusion atmosphérique.
Celle-ci résulte de minuscules gouttelettes d'eau, naturellement présentes
dans l'atmosphère, dont la taille correspond à la longueur d'onde de la
couleur bleue. A l'autre extrémité du spectre, la lumière rouge, dont l'onde
est plus longue, n'est pas affectée.
L'œil
en lui-même est une machine formidable. Non seulement il est capable d'adapter
son ouverture et sa mise au point, mais il transmet des messages au cerveau par
un procédé complexe de traitement des images dont nous n'avons aujourd'hui
qu'une compréhension très vague. Encore plus remarquable est la manière dont
nous distinguons toutes les couleurs de l'arc-en-ciel avec seulement trois types
de capteurs pour les luminosités intenses (les cônes bleus, rouges et verts de
la rétine) et un seul pour les luminosités faibles (les bâtonnets).
Les
signaux électriques de chacun de ces capteurs sont envoyés au cortex cérébral
par des canaux visuels interconnectés, ce qui rend difficile la distinction des
étapes de la vision effectuées dans l'œil et de celles réalisées au niveau
du cerveau.
Le
nombre limité de cônes permettant l'identification des couleurs tait qu'il est
possible de ‘tromper’ l'œil, en lui faisant croire qu'il perçoit une
couleur unique alors que l'objet qu'il regarde comporte en réalité plusieurs
couleurs. Ainsi, seule une mesure scientifique du spectre permet de dire si un
objet est vert ou s'il est fait d'une combinaison de bleu et de jaune.
Cependant, une analyse purement scientifique de la couleur peut conduire à des
erreurs dans la mesure où l'œil n'a pas une sensibilité égale à toutes les
couleurs, et/ou sa sensibilité varie entre la lumière diurne et nocturne. On
parle de sensibilités ‘photoptique’ et ‘scotopique’ de l'œil. (…)
.
L'éclairage
joue aussi un rôle considérable dans la reconnaissance de la couleur. Les
verres teintés semblent parfois changer de couleur selon les considérations d'éclairage.
Si la lumière solaire produit toutes les couleurs avec une répartition
relativement équilibrée, les lumières incandescentes contiennent bien plus de
lumière rouge que de lumière bleue, tandis que la lumière fluorescente ne
produit que quelques longueurs d'ondes lumineuses particulières. En fait, la
couleur blanc neutre de l'éclairage fluorescent est due à un revêtement spécial
à l'intérieur des tubes.
Comment
un verre coloré peut-il créer ou modifier une couleur, alors qu'il n'agit que
comme un filtre, en bloquant la lumière ? La réponse est que ‘créer’ une
couleur revient à détruire sa couleur complémentaire. Un exemple: si un verre
a une teinture contenant des molécules qui absorbent la lumière bleue, les
autres couleurs du spectre (principalement le jaune) pourront passer. Le résultat
sera un verre d'apparence jaune.
Que
devient la lumière bleue? L'énergie ne peut pas être détruite. Elle est donc
convertie en chaleur par les molécules de la teinture. Au lieu d'absorber la
lumière, on peut au contraire la réfléchir. C'est la méthode adoptée pour
les couches réfléchissantes.
La
théorie de complémentarité des couleurs s'applique là encore, ce qui
signifie qu'un miroir ‘bleu’ permet la transmission de lumière jaune.
L'utilisation
accrue de revêtements antireflets limite bel et bien la possibilité, pour les
opticiens, de réaliser la teinture sur place (le revêtement AR n'est pas perméable
à l'eau et n'absorbera par conséquent pas la teinture). La couche AR doit être
appliquée après la teinture. On peut cependant se demander s'il est logique de
combiner un traitement antireflet (qui augmente la transmission) avec une
teinture (qui diminue la transmission). La réponse est que cette combinaison
peut indiscutablement offrir d'immenses avantages. La pose d'une couche
antireflet sur la face concave de verres sombres est dans bien des cas
essentielle pour empêcher les réflexions de la surface concave d'affecter la
vision. Le revêtement AR et la teinture doivent être considérés comme complémentaires.
Une
grande variété de filtres spéciaux colorés est désormais disponible. Ils
représentent autant de nouvelles possibilités dont peuvent tirer parti les
opticiens et les porteurs. Si le recours à des présentoirs pour verres peut être
utile, les explications techniques fournies par l'opticien sur les avantages de
ces verres seront essentielles pour le client.
20/20 Europe 10/2000
VERRES DE CONTACT
Les verres de contact créent une cornée artificielle et par là, corrigent
presque tous les défauts optiques de l'œil. Voir la rubrique VERRES
DE CONTACT
L'Orthokératologie est une
procédure éprouvée, sécuritaire, non chirurgicale, modifiable, réversible,
validée et agrée par la FDA (USA) où la forme de la cornée est réorganisée pour
fournir une vision améliorée. Le degré de succès est supérieur à 95% mais peut
varier d'une personne à l'autre.L'orthokératologie
est un moyen sûr, efficace et réversible pour corriger la myopie.
CHIRURGIE CORNEENNE
La chirurgie cornéenne se fait soit par coupure de la cornée (FEDOROV)
ou par fraisage, par laser EXCIMER. Avec la technique FEDOROV, on compte
sur la cicatrisation des tissus pour la modification optique de la cornée,
avec la technique du laser EXCIMER sur la forme donnée par fraisage, la
cicatrisation donne alors la modification optique de la cornée. Ces interventions
sont pratiquées par un médecin ophtalmologue spécialisé.